MARSEILLE ENFONCE LILLE
Par Cédric ROUQUETTE

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Marseille est sorti vainqueur, contre Lille, du duel des équipes qui avaient brûlé trop de jokers dans la course à la Ligue des champions (4-1). Il l'a remporté alors qu'après dix minutes de jeu, il était acquis que l'arbitre M. Piccirillo avait déjà fait trop de dégâts pour considérer le résultat à venir comme le produit d'un match équitable. La réalité du LOSC est très brutale à sept journées de la fin : il reste bloqué à 6 points du podium après avoir perdu six de ses huit derniers matches. Il est décroché par les sept équipes de tête, sur la même ligne que Rennes, Auxerre et Lorient, qui prétendaient encore jouer le maintien le mois dernier. Mais Lille n'a finalement pas grand chose d'autre à maudire que le double coup dur de la 8e minute : l'expulsion de son latéral gauche Emerson, pour un tacle pourtant propre sur Pagis, et un penalty simultané. Le Brésilien débutait là le premier match en L1 de sa carrière à la place de Tafforeau, touché à la cheville. Son cas n'a pas ému Niang, qui transformait l'offrande (9e, 1-0). Nul ne sait si le Brésilien a vraiment repris espoir lorsque le LOSC égalisait peu de temps après, sur un penalty encore très généreux sifflé en pour Fauvergue et contre Rodriguez, transformé pas Bastos (10e, 1-1). A l'évidence, il était trop difficile pour ce Lille diminué et pas en confiance de jouer aussi longtemps au Vélodrome en infériorité numérique.
Le club nordiste a offert une opposition cohérente, courageuse, mais n'a rien pu faire d'autre qu'obliger Marseille à recourir aux coups de pied arrêtés pour bâtir son deuxième succès sur les dix derniers marches. C'est aussi le deuxième consécutif à la maison après Nice (3-0), alors qu'il reste quatre matches à disputer au Vélodrome en sept journées. C'est le défenseur Renato Civelli, aux 28e (2-1) et 63e minutes (3-1), qui a fait chavirer le stade alors que Ribéry (28e) ou Maoulida (61e) ne trouvaient pas le cadre. Le dernier but de Niang (90e, 4-1), plein d'assurance sur un service de Nasri, n'était qu'une cerise sur le gâteau pour célébrer un bond de la onzième à la cinquième place. Ce match méritait peut-être mieux qu'un jugement biaisé par un drôle d'arbitrage - il faut ajouter à l'oeuvre générale un penalty refusé à Niang retenu par Liechtsteiner (15e) - puisqu'Albert Emon avait pris la décision spectaculaire de revenir à un 4-3-3 très offensif, sans Cissé, avec un seul récupérateur (Cana) aux côtés du duo Nasri - Ribéry, derrière le trio Maoulida - Niang - Pagis. Ainsi organisé, Marseille a retrouvé une circulation du ballon et une conviction qui l'avaient déserté depuis un moment, notamment la semaine précédente à Lorient (défaite 2-1). Mais c'est lors d'un retour à Valenciennes, la semaine prochaine, que l'OM testera cette cuirasse à onze contre onze.
SEDAN 19e avant de recevoir LYON
Plus tôt dans la journée, Toulouse avait réussi la performance de revenir à hauteur de Lens à la deuxième place en gagnant à Sedan (2-0). C'est la première défaite des Ardennais en sept journées. Elle les bloque à la dix-neuvième place, à 3 points du maintien, avant d'aller à Gerland où l'OL cueillera peut-être un titre précoce dans une semaine. Les Sangliers ont dominé les débats, se sont procurés davantage d'occasions que les Violets, mais ont buté sur leur propre manque de réalisme et l'absence de scrupule de Toulouse. Toujours bien organisée, l'équipe d'Elie Baup a frappé sur deux buts venus du côté droit, signés Paulo Cesar (78e) puis Ebondo (85e). L'un et l'autre, servis en profondeur, ont éliminé un adversaire avant de battre Trévisan d'une frappe limpide. Alors que le TFC devance Sochaux de 2 points, le Championnat semble capable d'enfanter une grosse surprise dans la course à la C1. A moins que Marseille, revenu à égalité de points de Saint-Etienne et Bordeaux, profite du printemps pour finir la saison comme il l'avait commencée.














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