LE JOURNAL DE L'EURO

LA PRESSE ESPAGNOLE EXULTE
Une délivrance. Le terme n'est pas employé lundi par la presse espagnole. Mais c'est un peu le sentiment qui prédomine à la lecture des journaux ibériques au lendemain du sacre de l'Espagne en finale de l'Euro. «Enfin ! » titre par exemple la plupart des quotidiens. Simple mais efficace, le traditionnel «Campeones ! » est aussi largement visible en une de la plupart des journaux, dont les deux principaux quotidiens sportifs du pays Marca et As. «L'Espagne conquiert l'Europe ! », avec «une génération de footballeurs jeunes et sans complexe qui ont brisé les malédictions du passé et annoncent une nouvelle ère pleine d'espoir », s'enthousiasme de son côté El Pais, tandis que pour ABC, «l'Espagne en finit avec sa légende noire footbalistique.» El Mundo se montre un brin plus ironique : «Pour une fois, l'Espagne a été meilleure que l'Italie et l'Allemagne, sur le terrain et dans la rue. Un rêve». (Avec AFP)
BENITEZ FIER DE TORRES
Le manager espagnol de Liverpool, Rafael Benitez, s'est dit «très fier» de son joueur, Fernando Torres, unique buteur lors de la finale de l'Euro remportée par l'Espagne aux dépens de l'Allemagne (1-0) dimanche. «Je suis très fier parce qu'il a été critiqué par certains journalistes en Espagne, a déclaré le technicien sur le site internet des Reds. Tout le monde se souvient du but de Marcelino il y a 44 ans (lors de la première victoire de l'Espagne à l'Euro) et de la finale (perdue face à la France) d'il y a 24 ans. Maintenant, les gens vont parler de Torres de la même façon.»
ESPAGNE : XAVI, MEILLEUR JOUEUR DE L'EURO
Le milieu de terrain de l'équipe d'Espagne, Xavi Hernandez, a été élu meilleur joueur de l'Euro par l'UEFA. Le joueur de Barcelone, 28 ans, a joué cinq matches dans le tournoi (un but). Il compte 63 sélections et a fait la passe décisive dimanche soir pour Torres. «C'est lui qui donne le tempo de son équipe», a expliqué le directeur technique de l'UEFA, l'Ecossais Andy Roxburgh.
LA SÉLECTION DE L'UEFA
Gardiens : Gianluigi Buffon (Italie), Iker Casillas (Espagne), Edwin van der Sar (Pays-Bas)
Défenseurs : José Bosingwa (Portugal), Philipp Lahm (Allemagne), Carlos Marchena (Espagne), Pepe (Portugal), Carles Puyol (Espagne), Yuri Zhirkov (Russie)
Milieux : Hamit Altintop (Turquie), Luka Modric (Croatie), Marcos Senna (Espagne), Xavi Hernandez (Espagne), Konstantin Zyryanov (Russie), Michael Ballack (Allemagne), Cesc Fabregas (Espagne), Andrés Iniesta (Espagne), Lukas Podolski (Allemagne), Wesley Sneijder (Pays-Bas)
Attaquants : Andrei Arshavin (Russie), Roman Pavlyuchenko (Russie), Fernando Torres (Espagne), David Villa (Espagne)
ESPAGNE : POUR TORRES, C'EST UN RÊVE
Fernando Torres, unique buteur lors de la finale de l'Euro remportée par l'Espagne aux dépens de l'Allemagne (1-0), a logiquement été élu homme du match par la commission technique de l'UEFA. «C'est une joie immense. Il doit y avoir une fête énorme en Espagne, a-t-il confié quelques minutes après cette rencontre. Pour moi, c'est un rêve qui se réalise. Une victoire dans un Euro, ça vaut presque un titre mondial. Je pense que nous avons pratiqué un très bon football tout au long du tournoi et ce n'est que justice si, à la fin, nous avons gagné.»
ALLEMAGNE : "SCHWEINI" EST FIER
Bastian Schweinsteiger, le milieu allemand, était déçu mais pas abattu après la défaite en finale de l'Euro. S'il se dit «fier» du parcours réalisé, le milieu de la Mannschaft reconnaît que l'Espagne était tout simplement supérieure. «Cela ne s'est pas déroulé comme on l'espérait, regrette-t-il. On avait pourtant bien commencé la rencontre en les pressant haut et en obtenant de bons ballons. Mais le but nous a fait du mal. Dans ce genre de match, il ne faut pas avoir de passage à vide. On en a eu un, cela nous a coûté cher. Les Espagnols nous ont punis. Mais on sait que l'on a le potentiel pour aller plus haut.»
ORGANISATION : PREMIER BILAN POSITIF
La compétition n'est pas encore terminée que les organisateurs dressent déjà un premier bilan. Et quel bilan ! Pour Martin Kallen, le chef du comité d'organisation, la satisfaction semble totale. «Nous sommes en bonne voie pour réaliser le meilleur tournoi de tous les temps», s'est-il félicité vendredi dans un entretien accordé à l'agence sportive suisse Si. Selon lui, «l'euphorie était peut-être plus grande au Portugal (en 2004), cela tenait à la participation du pays organisateur à la finale». Seul bémol : à la veille de l'ultime rencontre qui opposera dimanche l'Allemagne à l'Espagne, le responsable suisse a aussi tenu à dénoncer les méthodes peu scrupuleuses de certains. «Le marché noir a prospéré comme jamais. Nous avons infligé des amendes à des sociétés qui vendaient illégalement des tickets, mais il n'y a pas de solution idéale», a-t-il déploré. Pour remédier à cela, Kallen a proposé un système différent d'attribution des billets avec «moins de places à disposition des fédérations participantes». «Mais tous les billets ne doivent pas passer uniquement par l'UEFA, a-t-il insisté. Nous devons aider les fédérations peu expérimentées dans la billetterie.»



















